Dans cette affaire Air Madrid, nous devrions un jour faire un hit-parade des gens et des sociétés qui font le plus preuve de culot et nous n’aurions pas de mal à trouver des candidats ! Par contre, comment les classer tant certains sont vraiment très forts. En voici quelques exemples !
Le « allez vous faire voir en Espagne » des agences de voyages en ligne espagnoles :
Parmi vous, certains ont acheté des billets auprès d’agences de voyages en ligne espagnoles comme edreams.fr ou terminalA.fr, mais qui ont une version de leur site en France et font de la publicité sur des sites français. Sébastien nous adresse une copie du mail reçu de l’agence edreams.fr où il avait acheté ses billets et là c’est vraiment « service minimum » ! Ils se contentent de donner les coordonnées de l’adresse du site Internet (uniquement en espagnol !) des administrateurs judiciaires d’Air Madrid sans oublier de préciser ensuite d’envoyer « un recommandé avec accusé de réception » en Espagne. Il semble que leur métier ne soit pas agence de voyages mais « passe plats ». Il est clair que l’achat d’un billet sur les sites de ces agences de voyages qui semblent ne vouloir dépendre que de la juridiction espagnole classe leurs pauvres clients sous un régime pire que celui des passagers ayant achetés leurs billets directement sur le site Internet d’Air Madrid. Là aussi, une fois de plus la réglementation européenne reste inadaptée puisque les sommes récupérées en France par le Syndicat National des Agences de Voyages ne pourront certainement pas servir aux clients de ces agences qui ont pourtant des adresses Internet en .fr laissant penser que comme pour d’autres des remboursements sont possibles par ce canal. Nous ne pouvons que vous engager à vous méfier d’agences de voyages en ligne ne dépendant pas de la loi française… même si nous connaissons mieux que beaucoup les limites de nos lois !
Le « passe à ton voisin » entre l’IATA et la société AVIAREPS :
La société AVIAREPS est ou plutôt était la société qui représentait la compagnie Air Madrid en France (comme d’autres compagnies aériennes mentionnées sur leur site Internet et qu’elle semble toujours représenter : Slovak Airlines, Bangkok Airways, Air Sahara, Condor, Bahamas Air, Garuda, Vietnam Airlines, Aer Lingus…).
Comme l’attestent des courriers que certains d’entre nous ont reçu de la part de l’organisme IATA, indiquant après réception des billets envoyés que, je cite, « Nous les avons déjà intégrés à notre liste des remboursements à effectuer qui seront fait à Aviareps », précisant « veuillez vous mettre en rapport avec (la société AVIAREPS) vers fin février pour suivre l’évolution de votre dossier »… Il semble très clair que l’argent devrait être versée prochainement à la société AVIAREPS… Mais du côté de cette société, autre son de cloche avec un récent courrier adressé à l’un d’entre nous par leur avocat qui après avoir totalement dédouané d’une quelconque responsabilité AVIAREPS au mépris de la loi de 2004 sur le commerce électronique, précise sans l’ombre d’un doute qu’il : « vous appartient donc de réorienter votre présente réclamation, sachant que le prix des billets de transports émis surla compagnie Air Madrid, mais non volés à la date du 16 décembre 2006, a été dûment consigné entre les mains de l’Association du Transport Aérien International (IATA), à charge pour cette organisation de procéder aux remboursements nécessaires »…
La boucle est bouclée ! Devons-nous en conclure que l’argent de ces billets devrait donc être remboursée par l’IATA à la société AVIAREPS qui après va dire que ce n’est pas à elle de le rendre aux gens ? Dans ce cas, cela devrait permettre à cette société de décrocher la première place dans notre hit-parade du culot !
Le jeu du « poker menteur » avec les cartes bancaires :
Certains d’entre nous ont téléphoné à l’assistance de leur carte bancaire quelques jours après le début de cette affaire, persuadés qu’ils étaient d’obtenir de l’aide surtout dans le cas de ces cartes « Premier » ou « Gold » qui prétendent nous rendre la vie plus facile… Nous n’avons pas eu connaissance de personnes à qui l’ont ait indiqué par téléphone qu’il y avait une possibilité de remboursement sous 70 jours dans le cas d’une faillite de la société auprès de laquelle l’achat d’un service a été fait sans qu’il ne puisse plus être délivré. Aujourd’hui, plusieurs d’entre nous sont allés voir leur banque pour recevoir une fin de non recevoir soit par méconnaissance des textes, soit parce que le délai de 70 jours est dépassé. Mais le problème c’est que certaines banques font tout depuis le début de cette affaire pour cacher ce fameux délai légal de 70 jours ! Pire encore, certaines agences de voyages en ligne qui prétendent nous rembourser dans quelques semaines les billets Air Madrid vendus, attaquent à l’aide de recommandés plein de menaces ceux d’entre nous qui ont réussi à faire recréditer leur compte par leur banque !
Donc nous parlions d’un « hit-parade du culot », mais peut-être faudrait il aussi faire un hit-parade du mépris, de la fuite des responsabilités, du double langage, des fausses promesses et des vrais mensonges. Dans notre affaire, chaque jour qui passe nous fait découvrir un peu plus qu’il y a vraiment des gens pour qui la définition des mots « client » ou « consommateur » se trouve dans leurs dictionnaires entre les mots « crétin » et « c… » !